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Mackenzie Allen est la première femme à accéder à la Présidence des Etats-Unis. L'Histoire est en marche... Découvrez "Commander in Chief", la nouvelle série événement de M6 !
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 1er AMENDEMENT : Présentation
Commander in Chief, l'histoire de Mac...
En pleine campagne présidentielle, le candidat républicain Ted Bridges propose à Mackenzie Allen, alors présidente d'université et sans étiquette politique, de faire équipe avec lui et devenir, s'il est élu, la première femme Vice-Présidente.
Deux ans plus tard... En voyage diplomatique en France, Mackenzie Allen, Vice-Présidente des Etats-Unis, apprend une nouvelle qui pourrait bien bouleverser sa vie, celle de son pays, celui du monde entier. Victime d'une rupture d'anévrisme, le Président Ted Bridges est entre la vie et la mort. Selon la Constitution américaine, si le Président vient à disparaître, le Vice-Président lui succède... Les membres du Cabinet de la Maison Blanche lui demandent de démissionner, pour le bien du pays : un républicain doit prendre la succession de Bridges, il est hors de question qu'une indépendante, sans expérience de surcroît, accède à la fonction suprême. Les conseillers de Mac, eux, pensent qu'il est temps d'écrire l'Histoire et qu'une femme devienne la locataire de la Maison Blanche.
A peine sorti du coma, Ted Bridges appelle Mackenzie Allen à son chevet. Il lui demande solennellement de démissionner afin de laisser Nathan Templeton, le Président de la Chambre des Représentants, ou un autre républicain, prendre sa succession. Selon lui, Mac ne partage pas ses idéaux et ne peut donc diriger un peuple qui ne l'a pas élue.
L'heure est donc venue de partir. Le discours de démission est rédigé. Au même moment, Ted Bridges succombe...
L'exécutif se réunit à la Maison Blanche pour se recueillir et organiser la succession de l'administration Bridges. Templeton, très touché par la disparition de son ami, demande à s'entretenir avec Mackenzie. Leur entrevue va se révéler décisive : poussée à bout par le vieux briscard, Mac prend conscience que le pouvoir n'est pas une fin en soi mais un moyen. Face à son destin, face au destin du pays, elle décide alors de prêter serment sur la Bible et de devenir la 1ère Présidente des Etats-Unis. Les devoirs et l'attente sont immenses, les ennuis qui l'attendent le sont tout autant...
Discours d'investiture de Mackenzie Allen
Mesdames et Messieurs du Congrès, Honorables Juges de la Cour Suprême, Membres de mon cabinet, Honorables invités, au Peuple américain ainsi qu'à nos amis du monde entier qui nous regardent,
Je vais faire part en toute clarté de mes convictions. La Maison Blanche, c'est là que le Président Bridges a vécu, mais ce n'était pas sa maison, pas plus que ce n'est la mienne. C'est la mission de la Présidence, celle de la démocratie américaine. Et, bien que le programme du Président Bridges doive être respecté, ma tâche n'est pas de protéger l'héritage d'un homme. On m'a confié le soin de continuer à protéger l'héritage d'une nation, en ce qu'elle a de meilleur. Une nation dont l'histoire magnifique et loyale gouvernera l'avenir.
Une ombre pèse sur nous, celle du deuil, de l'absence, celle de l'incertitude. Et si cette ombre peut quelques temps nous dissimuler le soleil, elle ne saurait l'éteindre. Ce soleil, comme notre liberté et la démocratie ne disparaîtront jamais. La résistance est ce qui définit notre caractère. Et le caractère d'une nation ne se jugera pas à ses chefs, mais à son peuple. Le peuple comme le soleil, c'est la constante. C'est pourquoi je dis au peuple de cette nation, je suis humble devant votre grandeur, humble devant l'histoire qui se fait aujourd'hui, humble devant le fait que je sois la première femme à occuper cette fonction, humble devant toutes les responsabilités qui reposent sur moi. Je promets solennellement de défendre notre constitution. Je reconnais, comme l'a dit Harry Truman, que les responsabilités d'une grande nation sont de servir le monde, pas de le dominer. Il est clair que le respect des Droits de l'Homme n'est pas une notion réservée au monde libre, mais c'est néanmoins la responsabilité du monde libre que de le faire appliquer.
Dieu sait que vous et moi, nous avons versé des larmes ces derniers jours. D'autres larmes viendront. Mais maintenant il faut nous tourner vers l'avenir. Et je ferai de mon mieux pour vous y conduire. Je marche avec vous.
Je demande au Congrès, je demande à la Cour, je demande à mon Cabinet, je demande au peuple des Etats-Unis d'Amérique d'avancer avec moi, maintenant, sans tergiverser car, en restant unis, nous saurons défendre notre souveraineté dans sa grandeur. Dieu bénisse Theodore Roosevelt Bridges, qu'il l'accueille parmi les Justes et qu'il repose en paix. Et Dieu bénisses les Etats-Unis d'Amérique. Merci,
Mackenzie Allen, Présidente des Etats-Unis d'Amérique
L'entretien Mackenzie Allen – Nathan Templeton, la scène fondatrice
Rarement épisode pilote exposé avec autant de clarté les principes esthétiques et narratifs et présenté des personnages aussi définis.... Dans le premier épisode, soyez particulièrement attentif à la scène entre Mackenzie Allen et Nathan Templeton. Elle est la pierre angulaire de toute la série.
"Nathan Templeton : Pourquoi est-ce que vous voulez devenir Présidente ?
Mackenzie Allen : Pour les mêmes raisons que Ted Bridges. Parce que je pense que le peuple américain mérite d'avoir un Président...
Nathan Templeton : Non, non. Là où nous sommes, il n'y a que vous et moi, il n'y a que nous deux. La raison que vous auriez dû me donner, c'est que vous voulez devenir Présidente parce que vous voulez le pouvoir. Vous voulez le pouvoir de contrôler l'univers.
Mackenzie Allen : Non, pas moi.
Nathan Templeton : Et bien c'est ça le problème."
Le dialogue entre Mac et Templeton est d'une précision diabolique, à l'image de la série dans son ensemble : précise, tendue, coupante, avec cette petite pointe d'humour (noir parfois) ! Le style est clair, permettant aux idées d'entrer en collision, tout en évitant manichéisme et simplification. Véritable tour de force, cette scène dialoguée de 5 minutes se conclue en apothéose. Le téléspectateur en sort à la fois K.O. et empli d'un sentiment de triomphe. Quand on pense qu'il ne s'agit que de mots...
Une telle intensité n'est possible que grâce à des acteurs de la trempe de Geena Davis et Donald Sutherland. Leur affrontement est un duel de personnages, de valeurs (Mac l'indépendante face à Templeton le républicain) et de comédiens ! La série repose sur leurs épaules et leur capacité à créer un conflit à la fois crédible, jouissif et grandiloquent. Après cette scène, vous serez rassurés.
L'affrontement entre Mac et Templeton est un des principaux moteurs de Commander in Chief. Au-delà du conflit entre deux personnes, il s'agit bel et bien du choc entre des valeurs, des visions, des principes. Les deux se confondent. La haine réciproque des deux personnages, qui trouve sa source dans cette scène, est la dynamique d'une série, qui ne se limite heureusement pas aux conflits nés de cette animosité.
Au cours de sa première année de mandat, Mackenzie Allen sera confrontée à des crises nationales et internationales et, pratiquement à chaque fois, elle retrouvera en face d'elle Nathan Templeton, comme dans cette scène.
À suivre : 2ème AMENDEMENT : Les personnages
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